Le Bénin inscrit une nouvelle page de son histoire aérienne avec Amazone Airlines

Une licence qui marque un tournant

Le 13 février 2026 marque une date symbolique dans l’histoire du transport aérien béninois.

Le gouvernement du Bénin, à travers l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), a officiellement délivré un permis d’exploitation à Amazone Airlines, future compagnie nationale.

Au-delà d’un simple acte administratif, cette décision envoie un signal stratégique fort. Elle traduit la volonté des autorités béninoises de renforcer la souveraineté du pays dans le secteur aérien et de consolider son positionnement en Afrique de l’Ouest.

Une ambition régionale assumée

Depuis plusieurs années, le Bénin investit dans la modernisation de ses infrastructures et dans l’amélioration de son attractivité économique et touristique. L’obtention de cette licence s’inscrit dans cette dynamique.

Grâce à sa position géographique stratégique et à la modernisation de l’aéroport de Cotonou, le pays ambitionne de devenir un hub régional capable de relier plus efficacement l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et certaines destinations internationales.

Une étape réglementaire, pas encore commerciale

L’octroi d’un permis d’exploitation ne signifie pas un démarrage immédiat des vols commerciaux. Cette validation confirme que la compagnie a satisfait aux exigences techniques, réglementaires et sécuritaires imposées par les autorités de l’aviation civile.

Les prochaines phases seront déterminantes : constitution ou location de la flotte, définition des destinations prioritaires, mise en place de l’organisation opérationnelle et lancement officiel des opérations.

Des enjeux économiques majeurs

Pour l’économie béninoise, les enjeux sont significatifs. Une compagnie nationale solide pourrait contribuer à dynamiser le tourisme, faciliter les échanges commerciaux, renforcer les liens avec la diaspora et générer des emplois qualifiés.

Le secteur aérien reste toutefois exigeant et hautement concurrentiel, notamment en matière de rentabilité, de coûts d’exploitation et de gouvernance.

Une dynamique continentale plus large

Au-delà du cas béninois, ce projet s’inscrit dans une tendance observée sur le continent africain : plusieurs États cherchent à reprendre la maîtrise de leurs infrastructures stratégiques et à développer des acteurs nationaux capables de soutenir leur croissance.

Avec l’obtention de ce permis d’exploitation, le Bénin franchit une étape institutionnelle majeure.

Reste désormais à transformer cette ambition en réussite opérationnelle et commerciale.

Crédit photo : Présidence du Bénin

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