Afrique-Caraïbe : cinq avancées qui marquent l'Histoire !

Le Togo supprime le visa pour tous les voyageurs africains

Depuis le 18 mai 2026, les citoyens africains peuvent entrer au Togo sans visa pour des séjours de 30 jours maximum. Une mesure qui marque une nouvelle étape vers la libre circulation sur le continent africain.

Les voyageurs devront néanmoins présenter un passeport valide et effectuer une déclaration en ligne avant leur arrivée.

Cette décision va au-delà de la CEDEAO puisque tous les pays africains sont désormais concernés. Une initiative qui pourrait avoir un impact positif sur le tourisme, les échanges économiques et les déplacements intra-africains.

Une décision saluée par de nombreux observateurs comme un signal fort pour l’intégration africaine.

L’Afrique avance-t-elle enfin vers une mobilité plus libre entre pays africains ?

La République du Congo (Congo-Brazzaville) a annoncé la suppression des visas pour les ressortissants africains à partir du 1er janvier 2027

L’annonce a été faite par le président Denis Sassou Nguesso lors de la Journée de l’Afrique 2026 à Brazzaville.

L’objectif ?

  • Faciliter la circulation entre pays africains

  • Stimuler le tourisme et les affaires

  • Renforcer l’intégration africaine

  • Avancer vers une Afrique plus connectée et plus libre

Le Congo avait déjà assoupli l’accès à son territoire pour certains pays africains, notamment ceux de la CEMAC, ainsi que le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Bénin.

Cette nouvelle mesure marque donc une étape beaucoup plus ambitieuse : ouvrir l’entrée du pays à tous les Africains sans visa ✈️

Pour le moment, il s’agit encore d’une annonce officielle. Il faudra attendre les modalités exactes : durée de séjour, conditions d’entrée, exceptions éventuelles…

Mais symboliquement, c’est fort.

On voit de plus en plus de pays africains avancer vers la libre circulation sur le continent.

Le Rwanda, le Ghana, le Kenya, le Togo… et maintenant le Congo-Brazzaville.

L’Afrique qui se rapproche d’elle-même.

La Martinique vogue jusqu’au Sénégal

Une yole martiniquaise a accosté au Sénégal, symbole fort de transmission, de mémoire et de connexion entre l’Afrique et la Caraïbe.

Après plus de 24h de voyage, la délégation martiniquaise a été accueillie à Djilor avec musique, danse et émotion.

Bien plus qu’une embarcation, la yole ronde est un patrimoine vivant martiniquais inscrit à l’UNESCO depuis 2020.

À travers cette traversée, c’est toute une culture qui voyage, entre héritage africain, traditions maritimes et fraternité diasporique.

Une rencontre qui ouvre aussi la voie à des projets de coopération culturelle et touristique entre la Martinique et le Sénégal.

La Caraïbe reconnecte avec ses racines.

Une nouvelle page s’écrit entre l’Afrique et la Caraïbe

Depuis mai 2026, la compagnie nigériane Air Peace a lancé des vols entre Lagos (Nigeria) et Bridgetown (Barbade). Les deux capitales sont reliées par un vol direct de 9h00.

Une liaison historique qui réduit enfin la distance entre deux mondes profondément liés par l’histoire et la culture.

Pendant longtemps, voyager entre l’Afrique et la Caraïbe relevait du parcours du combattant : escales interminables en Europe ou aux États-Unis...

Bien que les coûts restent élevés et que certaines formalités de visa soient nécessaires, aujourd’hui, cette connexion aérienne ouvre de nouvelles possibilités :

  • tourisme afro-caribéen

  • échanges économiques

  • collaborations culturelles

  • retrouvailles diasporiques

  • business entre entrepreneurs des deux côtés de l’Atlantique

Au-delà du voyage, ce vol symbolise surtout un rapprochement entre peuples qui partagent bien plus qu’on ne le pense.

Et honnêtement… voir l’Afrique et la Caraïbe se reconnecter directement comme ça, c’est puissant.

Le jeudi 28 mai 2026, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité l’abrogation du Code noir

Promulgué en 1685 sous le règne de Louis XIV, le Code noir était un ensemble de textes juridiques organisant l’esclavage dans les colonies françaises. Il définissait les personnes réduites en esclavage comme des biens, limitait leurs droits et légalisait des violences inhumaines.

Même si ce texte n’était plus appliqué depuis l’abolition définitive de l’esclavage en 1848, il n’avait jamais été officiellement retiré du droit français.

Ce vote marque donc une étape symbolique majeure dans le travail de mémoire autour de l’histoire coloniale et de l’esclavage.

Portée par le député guadeloupéen Max Mathiasin, cette proposition de loi a été saluée par plusieurs élus comme un acte de reconnaissance envers les descendants d’esclavisés et les territoires ultramarins.

Si cette abrogation reste avant tout symbolique, elle relance aussi les débats autour :

• de la mémoire,

• des réparations,

• de la transmission historique,

• et de la place des Outre-mer dans la République française.

Le texte doit désormais être examiné par le Sénat pour être définitivement adopté.

Une page d’histoire qui continue de questionner le présent.

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